Regard citoyen
3 Septembre 2014
relevé dans Fil Bleu - magazine de la CFDT des retraités - N° 230 - septembre / octobre 2014
Les consommateurs pensent encore à l'obsolescence programmée des objets.
Mais la plupart d'entre eux n'attendent pas la fin de vie de leur équipement pour en changer. Pour preuve, le renouvellement moyen d'un téléphone portable s'effectue tous les 18 à 24 mois, alors que leur durée de vie est bien plus élevée.
À l'obsolescence technique s'est substituée une obsolescence psychologique et symbolique : le produit est rendu obsolète par les effets de mode via la publicité.
[ Guy Gouyet
Source : Le Monde, Philo Magazine, Faim et développement, Terra Eco.
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L’Assemblée nationale adopte un amendement contre l’obsolescence programmée
Les pratiques visant à réduire la durée de vie d'un produit à sa conception, l'obsolescence programmée, reviennent devant l'Assemblée nationale. Dans le cadre du projet de loi sur la transition énergétique, un amendement visant à condamner ces méthodes a été adopté.
Une commission parlementaire réunie au sein de l'Assemblée nationale vient d'adopter un amendement contre l'obsolescence programmée. Le texte vise à punir les commerçants qui trompent leurs clients « sur la durée de vie du produit intentionnellement raccourcie lors de sa conception ».
L'amendement soutenu par les écologistes Eric Alauzet, Denis Baupin et Cécile Duflot comprend également des sanctions pour ceux qui ne respecteraient pas ces engagements. Le texte prévoit une amende maximale allant jusqu'à 300 000 euros ainsi qu'une peine de prison pouvant aller jusqu'à deux années de prison.
Le concept d'obsolescence programmée a déjà tenté par le passé de s'inclure dans un texte de loi. L'an dernier, le projet de loi initial relatif à la Consommation, dit « loi Hamon », évoquait cette idée. Toutefois, les amendements déposés sur le sujet avaient tous été rejetés.
C'est pourquoi l'adoption de cet amendement ne signifie pas que les mesures qu'il contient seront bel et bien adoptées. Il faudra attendre que le projet de loi soit soumis au débat puis au vote des parlementaires pour qu'elles puissent éventuellement prendre effet.