Regard citoyen
10 Septembre 2007
Le coup de gueule : Retombées de Tchernobyl : présence contre silence relevé dans l'Est Républicain du 10 septembre 2007 (et diffusé avec l'accord de l'auteur)
Peut-être vous êtes-vous demandé pourquoi, on parle si peu actuellement, des conséquences de la catastrophe de Tchernobyl sur la santé des gens de « là-bas » ? Le césium 137 et le strontium 90,
largement répandus dans les sols dans toute la région, et qui ont une durée de vie de 300 ans, ne laisseraient-ils aucune trace dans les organismes des populations nombreuses qui vivent encore là
? Et deuxième question : pourquoi justement reste-t-il encore des populations nombreuses, et notamment des enfants, dans ces régions irradiées et pourquoi n'ont-elles pas été évacuées ?
Premier point : il y a bien, effectivement des dégâts importants sur la santé des autochtones. Près de 500.000 enfants qui n'étaient pas nés au moment de la catastrophe, il y a
21 ans, souffrent de dommages : maladies cardio-vasculaires, endocrines, malformations et autres « monstruosités » sont dues à l'ingestion régulière d'aliments contaminés (...).
Deuxième point : pourquoi alors ces maladies ne sont-elles pas connues, révélées ? Ce serait, en l'occurrence, la tâche de l'OMS de le faire. Or, il se trouve qu'il, et analyser
ces phénomènes sanitaires. De existe un contrat entre l'OMS et l'Agence Internationale pour l'Energie Atomique (AIEA), passé entre les deux organisations en 1959, qui stipule que « chaque fois
que l'une des parties se propose d'entreprendre un programme ou une activité dans un domaine qui présente ou peut présenter un intérêt majeur pour l'autre partie, la première consulte la seconde
en vue de régler la question d'un commun accord » (article 1, paragraphe 2). Or, l'AIEA a pour mission « d'encourager, d'aider et de coordonner dans le monde entier, les recherches ainsi que le
développement et l'utilisation de l'énergie atomique, à des fins pacifiques ». Pour qui sait lire entre les lignes et en constatant le silence assourdissant autour de ces nombreuses et
lamentables victimes de Tchernobyl, ce contrat revient à taire les conséquences dramatiques de la catastrophe (...).
Troisième point : l'OMS continue à suivre ces pathologies (qu'elle connaît donc fort bien), à faire des statistiques, à observer là à se demander si cette catastrophe n'est pas
utilisée comme test, comme expérience en grandeur nature des conséquences qu'une irradiation « douce » (contrairement à une bombe atomique) peut entraîner sur une population humaine, il n'y a
qu'un (petit) pas à faire...
Pour dénoncer cet accord et demander la révision, depuis avril 2007, tous les jours, de 8 h à 18 h deux ou trois militants se relaient, différents chaque semaine, avec des pancartes devant le
siège de l'OMS à Genève, et cela pour une durée indéterminée. Le calendrier est déjà plein jusqu'en novembre. Une présence discrète, assidue qui commence à faire parler d'elle. La dernière
semaine d'août, c'était deux Meusiens qui prenaient leur tour.
M. François SIMONET - 5 rue du Docteur Champion - 55000 Bar-le-Duc - fransim@wanadoo.fr