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Drapeau des volontaires de l'armée républicaine à Longeville-en-Barrois (55)

  

D'après une notice figurant en Mairie de Longeville.
"Classé monument historique le 23 octobre 1989, (voir le lien
"Drapeau des Volontaires de l'Armée Républicaine à Longeville-en-Barrois (55) ce drapeau d'époque révolutionnaire se compose d'une hampe surmontée d'une pointe en laiton ornée d'un coq et d'une étoffe de soie à l'origine non doublée. (la restauration de 1989 a rendu nécessaire la pose d'une doublure pour maintenir les nombreux lambeaux de tissu).
Cette étoffe est divisée en quatre quartiers égaux : deux rouges et deux bruns anciennement bleus (le fil de couture sur les bordures est bleu).
Entre ces quartiers, deux grandes bandes blanches forment une croix. Sur la première bande, on lit l'inscription en lettres d'or de 10 cm : "LA LIBERTE OU LA MORT" ; sur l'autre inscription "LE PEUPLE EST FRANCAIS". Et en diagonale : " BATAILLON DE LONGEVILLE". Ces inscriptions n'étaient faites que pour être lues que d'un seul côté.
plaque drapeauLa plaque apposée sur une maison dans la rue de l'Orme immortalise cet évènement "La Liberté ou la Mort", devise brodée sur le drapeau des volontaires de longeville en 1792.


Historique :
En 1792, la Patrie menacée par l'entente austrau-prussienne est déclarée en danger. Alors que les Prussiens s'avancent sur la Lorraine, la Meuse fournit huit bataillons de volontaires dont celui de Longeville en Barrois, le troisième commandé par Florentin FICATIER et Nicolas OUDINOT qui entrent dans l'armée régulière.
D'après la tradition, ce drapeau fut arboré à Valmy, Jemmapes et Fleurus.  Il fut pieusement conservé après la Révolution par des patriotes. En 1870, il fut caché par un habitant de Longeville en Barrois. Il figura en 1889 à l'exposition du centenaire de la Révolution Française au Louvre, puis en 1900 à l'exposition historique internationale des armées de terre et de mer. En 1914, le Maire du village, Pol CHEVALIER le dissimula dans un caveau inoccupé du cimetière. Et en 1939, il prit le chemin de l'exode jusqu'à Limoges. Il revint triomphalement en 1944 par le train dans les mains de M. JACQUOT.
En 1953, il fut ressorti pour l'inauguration des grilles du Monument aux Morts et photographié pour des cartes postales.
Il fallut attendre 1988 pour le sortir de son fourreau. Le servuices des Monuments Historiques le fit classer et restaurer à Paris en 1989".

Poutre et étendard réunis (extrait de l'Est Républicain du 06 octobre 2009)
 

 

On a souvent relaté l'histoire du drapeau des volontaires de Longeville.
Revenu au village en 1992, après deux siècles de turpitudes, de son origine sur
l
es champs de bataille de Valmy, Jemmapes et Fleurus jusqu'au mur de la mairie, où il prône dorénavant.
Substitué aux différentes hordes venues de l'est qui ont envahi notre commune, classé monument historique, il y connaît maintenant un repos mérité que nous espérons définitif. En 1870, alors que les envahisseurs austro-prussiens souhaitaient convoiter ce symbolique étendard, Auguste Hussenot, viticulteur de son métier et conseiller municipal, eut l'ingéniosité de le dissimuler dans une cache creusée au cœur d'une imposante poutre de chêne faisant partie de sa maison, au 8 rue de l'Orme.
La semaine dernière, Marie Thérèse Rayer, son arrière-petite-fille, a signé solennellement l'acte de donation de la célèbre et providentielle poutre au profit de la commune.
Elle considère que cette relique, retirée de la maison de famille à la suite des travaux, fait partie d'un ensemble indissociable avec le
drapeau, exposé dans les salons d'honneur de la mairie.
Un beau geste de générosité et de patriotisme qui permettra, après quelques travaux de restauration et la mise en place officielle de la poutre, de transmettre aux générations futures les actions glorieuses de nos ancêtres.

Une plaque est apposée au 8, rue de l'Orme pour rappeler l'ingéniosité et le patriotisme de l'ancêtre de Marie-Thérèse Rayer.
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Catégorie : Tissu
Edifice de conservation : mairie

Matériaux : soie
Description : Il se compose d'une hampe surmontée d'un coq et d'une étoffe de soie non doublée. Elle est divisée en quatre quartiers égaux, deux rouges et deux bruns anciennement bleus (le fil de couture sur les bordures est bleu). Entre ces quartiers deux grandes bandes blanches forment une croix. Il semble que les angles des carrés bleus aujourd'hui découpés et disparus portaient le numéro du bataillon de Longeville.
Dimensions : l = 180 ; la = 150
Inscription : inscription
Précision inscription : Inscription en lettres d'or (sur la première bande) : LA LIBERTE OU LA MORT. Inscription en lettres d'or (sur la deuxième bande) : LE PEUPLE FRANCAIS. Inscription en diagonale (sur les deux quartiers rouges) : BATAILLON DE LONGEVILLE.
Siècle : 4e quart 18e siècle
Date(s) : 1792
Historique : En 1792, la patrie menacée par l'entente austroprusienne est déclarée en danger. Alors que les Prussiens s'avancent sur la Lorraine, la Meuse fournit 8 bataillons de volontaires dont celui de Longeville qui entrent dans l'armée régulière. D'après la tradition, ce drapeau fut arboré à Valmy, Jemmapes et Fleurus. Il fut pieusement conservé après la Révolution. En 1870, il fut caché par un habitant de Longeville. Il figura en 1889 à l'exposition du centenaire de la Révolution Française au Louvre, puis en 1900 à l'exposition historique internationale des armées de terre et de mer. En 1914, le maire du village, M. Pol Chevalier le dissimula dans un caveau inoccupé du cimetière. Il revint triomphalement en 1944 par le train dans les mains de M. Jacquot. En 1953, il fut ressorti pour l'inauguration des grilles du Monument aux Morts et photographié pour cartes postales.
Date protection : 1989/10/23 : classé au titre objet
Statut juridique : propriété de la commune
Type d'étude : liste objets classés MH
Copyright : (c) Monuments historiques, 1993
Référence : PM55000840

 

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