Rédigé par Roland Corrier et publié depuis
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Clis fantôme
Décidément on parle beaucoup du labo de Bure en ce moment. Après le site de stockage mis en balance dans
la motion-8e RA du conseil général ; le siège de l'Andra, dont la délocalisation à Commercy est réclamée, voici le Clis sous les projecteurs.
Le comité local d'information de suivi du laboratoire de Bure est une instance de concertation forte de 91 membres composée d'élus, de syndicalistes, de responsables d'associations...
La semaine dernière c'est RolandCorrier, conseiller général
(PS) de Bar-le-Duc qui en séance publique a interpellé le président Christian Namy. L'élu local dénonçait le fait que le Clis ne se soit pas encore réuni en 2008, ajoutant, que le député
Christian Bataille, nouveau président du Clis, siégeait toujours au conseil d'administration de l'Andra. Tacle immédiat du président du Conseil général : « M. Bataille a démissionné le 3
avril de l'Andra et vous savez bien qu'il fallait attendre les élections pour désigner les représentants des communes... » Aucun débat n'a suivi puisque l'urgence a été refusée par la
majorité départementale.
Le second coup de boutoir vient du CDR 55 (Collectif meusien d'opposants à Bure) qui n'entend pas siéger « à un Clis fantôme ». Une lettre ouverte demande au préfet les raisons du «
blocage du Clis », mais aussi le coût pour la collectivité en emplois dédiés. Question aussi sur la réalité de la démission de M. Bataille de l'Andra. Des questions de pure forme à en juger par
la conclusion du CDR 55, qui rappelle « sa position claire vis-à-vis du Clis » dont « le rôle est plus que limité. Créé sur mesure pour donner officiellement une illusion de
transparence sur un dossier des plus obscurs. Il permet malheureusement d'escamoter un point capital : l'avis des Meusiens ». Au CDR 55, on ne manie pas la langue de bois.